POURQUOI CÉDER LES DROITS EN SOUS-LICENCE ?

Cette semaine, j’ai posé une question que j’ai trouvée pertinente à notre conseiller senior et fondateur de l’agence, Monsieur Claude Choquette. Je voulais tout simplement comprendre dans quelle mesure il peut être bon pour les éditeurs de céder les droits de leurs livres en sous-licence à des éditeurs d’une même langue dans un autre territoire. Voici sa réponse… Il y a toujours eu des gros éditeurs à New York, Londres, Paris, Madrid ou Barcelone qui ont cherché à acquérir les droits mondiaux des oeuvres originales dans leur langue. Ils distribuent et vendent leurs livres dans leur marché principal, soit directement, soit par l’entremise de grossistes à qui ils concèdent une remise autour de 55%. La plupart de ces maisons distribuent dans les marchés extérieurs par l’entremise de filiales locales. En général, les éditeurs indépendants ont des ententes de distribution avec des grossistes importateurs locaux à qui ils offrent des remises supérieures pour couvrir les frais de transport. Pourtant, ces éditeurs indépendants ont presque toujours avantage à céder les droits de distribution dans les territoires étrangers à des éditeurs locaux. Ils n’ont pas à investir dans des stocks à l’étranger et à en payer le transport. S’ils cèdent les droits en sous-licence, ils conservent habituellement la moitié des redevances perçues sur les ventes à l’étranger et l’entièreté des montants forfaitaires payables à la signature de la sous-licence: un « per page offset fee » et/ou une contribution au « plant cost » (coût de développement du livre en question). Ces montants encaissés n’ont encouru aucun risque ni investissement et constituent un profit clair « straight bottom-line profit » pour l’éditeur original. Par ailleurs, les distributeurs locaux n’apprécient...